Souveraineté numérique :
Reprendre les clés du royaume
LOGICIELS ALTERNATIFS
LOGICIELS LIBRES
La dépendance aux produits américains devient un questionnement d’actualité au vu de la versatilité et des conséquences des décisions prises chaque jour par les autorités étatsuniennes.
A cela s’ajoute la décision de Microsoft de ne plus assurer la mise à jour de Windows 10 (à partir d’octobre 2025), ayant pour conséquence de devoir éventuellement remplacer son PC pour assurer la compatibilité matérielle avec Windows11.
Cette situation a renforcé la volonté de s’affranchir des logiciels propriétaires et d’adopter des logiciels alternatifs qui, très souvent, sont des logiciels libres gratuits.
Quels sont les enjeux ?
Microsoft, Apple, Google et Facebook ont façonné le monde dans lequel nous vivons et développé une économie basée sur le suivi et la revente de données personnelles.
Nous avons pris conscience que "si c’est gratuit, c’est toi le produit "!
Nous nous inquiétons de l’usage qui peut être fait de nos données systématiquement siphonnées.
Cette hégémonie rend difficile l’émergence de solutions alternatives. Cependant des développements de type Open source ou des structures de type fondations ont permis d’offrir des logiciels qui, maintenant, sont efficaces et aboutis. De plus ils respectent, généralement, notre réglementation RGPD.
Nous trouvons ainsi, souvent, des solutions européennes qui permettent de renforcer notre souveraineté numérique.
Elles encouragent le développement d’un écosystème local.
La recherche de comportements éthiques et respectueux de notre planète oriente nos choix et ces offres alternatives vont dans ce sens. Le refus de l’obsolescence programmée et du non suivi des produits en est un marqueur.
Comment aborder la mutation ?
L’adoption de logiciels alternatifs peut être effectuée progressivement et renforcée dans un deuxième temps.
Cette mutation, après étude préalable, impliquera de modifier quelque peu nos habitudes et de faire des concessions, mais les solutions proposées se rapprochent des produits existants, aussi bien dans l’ergonomie que dans la présentation.
L’objectif n’est pas de s’affranchir des GAFAM (contre argument classique) mais de progressivement en limiter les contraintes et les risques.
L’implémentation de logiciels alternatifs est déjà très répandue chez les particuliers, dans les entreprises et dans les administrations. Il s’agit d’un choix économique ou stratégique.
Elle peut se faire progressivement et concerner le navigateur, le moteur de recherche, la messagerie, la suite bureautique et le stockage. Ces mutations n’impliquent pas de compétences développées et elles sont largement documentées.
La majorité des logiciels sont gratuits, ils sont édités par des structures affichant souvent des règles d’éthique revendiquée, pouvant aller jusqu’à des actions écologiques.
Les logiciels alternatifs – Logiciels libres
La sélection proposée reprend les solutions les plus couramment adoptées en Europe par les particuliers, les entreprises et les administrations.
Elle n’est pas exhaustive et chacun pourra trouver aisément des avis et commentaires utiles sur le net.
Il est à noter que les navigateurs et moteurs de recherche s’appuient, bien souvent, sur des outils Google ou Microsoft.
La migration depuis Apple est plus difficile car c’est un système relativement fermé et intégré (Mac, Iphone, Ipod) et les utilisateurs en apprécient la fluidité et l’ergonomie.
Pour les réseaux sociaux, l’adoption d’une alternative implique d’entrainer ses correspondants vers cette solution.
Il faut être persuasif et expliquer la démarche.